samedi 11 août 2007

Vendredi 10 – Samedi 11 Août – Soirée déguisée à Launceston

Et oui, le temps de la soirée déguisée est enfin arrivé !


Je suis à croquer en dompteur de lion : je porte un pantalon avec des paillettes façon cirque en bas, une veste queue-de-pie, une chemise blanche, un chapeau rouge, un fouet (mmm…), un bracelet en cuir, un collier en cuir avec une laisse façon peau de léopard et surtout… un string léopard par-dessus le pantalon (oui, Tom², c’est un hommage à Britney Spears dans le clip de I’m a Slave for You !). De soirée déguisée en soirée déguisée, je suis de plus en plus sexy : je pense que je vais aller à la prochaine de l’EIVP habillé en Mitch Buchannon ! Ou si vous avez des idées avec encore moins de tissu, je suis preneur !


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J’ai passé une soirée de folie, les Tasmaniens sont vraiment des gens formidables et croyez-moi, ils savent faire la fête ! Ca a vraiment été un grand moment. Et pour ceux qui se posent la question : non, en Tasmanie, les fêtes ne consistent pas à danser autour d’un feu de bois comme dans les tribus !


Mais toutes les bonnes choses ont une fin : samedi, retour sur Hobart. Mon occupation sur la banquette arrière : dormir ! Faut dire que j’ai fait une nuit de quatre heures, ce n’est pas énorme ! Le temps s’est remis au beau mais les champs sont inondés à cause de la pluie qui n’a pas arrêté de tomber ces derniers jours.


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Petit arrêt au Cataract Gorge de Launceston.



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Et pour finir, pause à Ross, charmante petite ville tasmanienne.



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Joyeux Anniversaire Marraine & Happy Birthday Sonya !


D’autres photos de la soirée déguisée bientôt sur le blog. Some pictures of the Fancy Dress Party are coming soon on the website.

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vendredi 10 août 2007

Jeudi 9 Août – La loi de Murphy

Je tiens à dédicacer ce billet à Tom², qui m’a enseigné ce qu’était la loi de Murphy alors que je n’étais qu’un simple ignorant. Pour ceux qui ne connaissent pas, rien de tel que quelques exemples pour vous enseigner ce qu’est la loi de Murphy !


La loi de Murphy, c’est la loi qui fait que c’est toujours la voiture juste devant vous qui choppe la dernière place disponible dans le parking, que c’est toujours le jour où avez rencart qu’un nouveau bouton apparaît, que c’est toujours le mec devant vous au self qui prend la dernière assiette du plat que vous vouliez prendre, que c’est toujours quand vous oubliez votre parapluie qu’il pleut, que c’est toujours au moment de la scène de sexe du film qu’un de vos parents débarque dans la pièce etc.


Je l’ai vérifié encore ce soir : c’est toujours quand on quitte plus tôt le travail qu’on croise un de ses collègues. Et c’est véridique : la semaine dernière, je suis parti deux fois en avance, j’ai croisé Max puis Michelle. Et aujourd’hui, alors que je partais à 15 heures – oui, je devais passer au supermarché, puis chercher mon costume et aller à la soirée de dégustation de bières – je suis tombé sur mon maître de stage ! Alors qu’à chaque fois que je sors après 17h30, je n’ai jamais croisé personne !


Je craque : le temps est pourri ici en Tasmanie ! Depuis deux jours, il ne fait que pleuvoir et venter. Deux jours qu’à chaque fois que je rentre du boulot, je finis trempé et j’ai peur de me prendre une branche d’arbre sur la tête ! Aujourd’hui, j’en ai même tué mon parapluie, qui n’a pas résisté au vent. Le pauvre ne survivra pas à l’hiver tasmanien. J’en ai tellement marre que j’ai tendance à en devenir grincheux : je me suis même surpris à marmonner : « ça te fait marrer, pétasse !? » en réponse à une adolescente qui m’a adressé un sourire moqueur alors que je me battais avec mon parapluie ! D’ailleurs, pour le mettre dans la bonne direction pour qu’il souffre le moins possible du vent, je devais avancer avec le parapluie devant les yeux : du coup, j’ai failli me prendre la tête dans les branches d’un arbre ! C’était la dépression : heureusement, la soirée de dégustation de bières m’a sauvé et a apporté un peu de soleil à cette journée !


Bon, la photo n'est pas des mieux cadrées mais j'espère que ça vous donne une idée de l'état de mon parapluie !
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En effet, l’instant joyeux du jour : le beer tasting ! Le principe est simple : vous payez l’entrée et après, c’est bière et nourriture à volonté ! Il y a différents types de bières qui sont présentés, ce soir, il y en avait cinq si mes souvenirs sont exacts. J’étais accompagné de Rowland, mon maître de stage, Leanne, ma coloc, Max, un collègue, ainsi que Michael et Paul, des amis. Je n’ai jamais bu autant de bières dans une soirée. Je vous avoue que j’ai un peu la tête qui tourne là. D’ailleurs, je tiens à vous conseiller les bières de la côte ouest de l’Australie, les meilleures à mon goût ! Mention spéciale à la Alpha et à la Grayston. Hum. Je vais me coucher.


Oui, la bouteille type bouteille à champagne, c'est aussi de la bière : il s'agit de la Grayston.
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Il n’y a pas photo : il n’y a que l’immersion totale pour vraiment apprendre une langue. J’ai encore appris un nouveau mot ce soir : pokies, qui veut dire ‘cochonneries’ ! En gros, l’écriteau prévient les couples qu’ils doivent se tenir un minimum dans le bar ! Ah mais bien réfléchi, ça vient de to poke qui signifie donner un petit coup donc ici, c'est au sens de peloter ! Comme vous pouvez le constater, je fais beaucoup de progrès dans la langue anglaise !

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Et merci à Tata Lili et Tonton Jacky pour la carte d’anniversaire ainsi qu’à la sulfureuse bordelaise – j’ai nommé Audrey – pour la lettre ! D’ailleurs, j’en profite pour dire à tous ceux qui souhaiteraient encore m’envoyer du courrier qu’il est trop tard pour la Tasmanie, faut faire suivre sur mon adresse parisienne maintenant !

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mercredi 8 août 2007

Mercredi 8 Août – Pulp Mill

Le débat brûlant du moment en Tasmanie concerne le projet de construction d’une pulp mill – une usine qui transforme le bois en pâte à papier – à côté de Launceston, plus au Nord de l’île. On en parle beaucoup dans les médias : un reportage y était encore consacré sur une chaîne nationale pas plus tard que dimanche soir, ‘Pulp Friction’. Ca a du bon de vivre avec une coloc qui a des bons goûts niveau émissions et séries télé… spéciale dédicace à Elsa et Florence asphyxiées par les DVDs de Happy Feet ou autres ! D’ailleurs, ça vient de là l’attirance d’Elsa pour les pingouins !?


Il faut savoir que la Tasmanie est là où historiquement, les débats environnementaux ont été engagés pour la première fois : c’est ici que les Greens sont nés. A l’époque, l’affaire concernait un projet de barrage hydroélectrique sur la Gordon River, et finalement, c’est le gouvernement du Commonwealth lui-même qui a interdit la construction projetée par l’Etat de Tasmanie. Les tasmaniens aiment leur île, et on les comprend : les trois quart de sa superficie sont protégés et on trouve ici une des seules parties du monde quasiment vierge de l’activité humaine : le Southwest National Park.


Donc nécessairement, le projet de créer une telle usine – la plus grande du genre en Australie qui plus est – qui augmentera l’activité forestière lève les protestations. Il faut savoir que beaucoup de tasmaniens se plaignent déjà de l’industrie forestière qui balafre par endroit le paysage. L’implantation d’une telle usine impliquera un pic d’activité. C’est le premier problème. Les associations craignent également qu’une exploitation plus intensive des forêts tasmaniennes ne conduise à l’extinction d’une espèce d’aigle présente dans la région.



Mais les habitants ont d’autres craintes au niveau environnemental. Il faut savoir que Launceston – la ville à côté de laquelle la construction est envisagée et qui se trouve être également la deuxième ville de Tasmanie – souffre déjà d’une pollution atmosphérique un peu plus élevée qu’ailleurs de par sa situation topographique si j’ai bien compris. Les rejets de l’usine élèveraient encore plus les taux de polluants atmosphériques, impliquant les problèmes respiratoires qu’on connaît chez les personnes à risque.


Pour son bon fonctionnement, l’usine doit être construite sur les bords d’une rivière : il s’agit ici de la Tamar River. Or le long de cette rivière, c’est une des régions viticoles de Tasmanie les plus connues et réputées (je pense qu’Elsa et Florence confirmeront : il était bon ce Sauvignon Blanc, non ?), beaucoup de viticulteurs voient d’un mauvais œil l’implantation d’une telle usine à proximité de leurs vignes.


L’usine rejettera des produits toxiques dans la rivière elle-même. La Tamar River se jette dans le Bass Strait, la mer qui sépare la Tasmanie du reste de l’Australie et qui est un lieu de pèche, notamment pour les coquilles St-Jacques (et on ne touche pas aux coquilles St-Jacques ! D’ailleurs, la tarte aux noix de St-Jacques est une spécialité locale, c’est dé-li-cieux !). Les pécheurs craignent ainsi une baisse de leur production. Le Bass Strait est aussi le lieu de vie de lions de mer, très sensibles à la pollution. Donc avoir des lions de mer, c’est plutôt bon signe mais les plus pessimistes redoutent un déplacement de population si la pulp mill voit le jour.


Au final, une bonne partie de la population s’oppose à la construction de cette déjà célèbre pulp mill. Plus de 11,000 personnes ont manifesté leur mécontentement le 16 juin dans les rues de Launceston, une ville qui ne compte même pas 70,000 habitants.


Photos prises sur le site web de The Wilderness Society.


Ce qui énerve d’autant plus les Tasmaniens, c’est que leur gouverneur, Lennon, fait copain-copain avec le PDG de Gunns, l’entreprise qui veut implanter l’usine. L’attitude de Lennon qui souhaite faire passer le projet au plus vite ne fait qu’amplifier les spéculations. Ainsi, les pancartes ‘Corruption’ fleurissent dans les manifestations. L’Etat considère même le projet comme déjà enterré : 60 millions de dollars ont déjà été dépensés pour refaire la route qui desservira la future usine (en même temps, cela semble nécessaire : si la pulp mill voit le jour, ce sera un camion toutes les trois minutes selon les écologistes).


Le lobbying forestier est très puissant en Tasmanie. Un chercheur de chez CSIRO a émis des réserves sur le projet en déclarant qu’il menaçait la santé publique tel qu’il était prévu. Un employé de Gunns a alors appelé CSIRO pour leur demander de faire taire le chercheur. Pour évaluer les conséquences d’une telle construction, la compagnie elle-même doit dresser un bilan. Mais la firme l’a bâclé au bout de trois ans car cela prenait trop de temps. Néanmoins, ils continuent d’affirmer que la pulp mill est respectueuse de l’environnement, ce qui est remis en cause par plusieurs organismes ici. La commission de la planification et du développement liés à l’utilisation des ressources naturelles doit s’occuper de se pencher sur la question et c’est elle qui donnera le feu vert ou non pour le projet. Pour le moment, le processus est bloqué parce que la commission a jugé que l’étude de Gunns comportait trop d’erreurs et d’omissions.


Est-ce que le Commonwealth lui-même prendra part au débat comme par le passé et interdira la construction de la pulp mill ? Peu de personnes y croient, d’autant plus que c’est le début des campagnes électorales pour les fédérales en Australie.


Mais comme dans tout débat, la Tasmanie compte beaucoup de pro-pulp mill qui s’appuient sur l’argument économique. Certains diabolisent même les Verts en contre-tout-développement : des écriteaux : ‘Je déteste les Verts’ font leur apparition. J’espère que ça vous donne un aperçu de la situation tendue qui règnent ici. L’implication des tasmaniens se retrouvent dans les autocollants sur les voitures : le très répandu ‘Save Tassie Forests’ affronte le ‘Our Future Our Jobs’ et les badges sur les manteaux fleurissent : mention spéciale au ‘Kill Mill’, j’ai apprécié le jeu de mots !


La position des pro-pulp mill est tout à fait compréhensible. En effet, la Tasmanie a connu ces dernières décennies beaucoup de fermetures d’usine, générant ainsi des espèces de villes-fantômes, surtout dans le nord de l’île. Pour les gens qui y habitent, la construction de la pulp mill représente l’espoir d’avoir de nouveau des opportunités d’emploi dans la région. L’économie de la Tasmanie n’est pas au mieux de sa forme et beaucoup migrent sur le Mainland, là où se trouve le travail.


Cependant, l’argument économique peut être remis en cause si les craintes des associations environnementales se vérifient dans les domaines de la pêche, de la viticulture et de l’agriculture également (car les agriculteurs subissent de plus en plus de pression de la part du lobbying forestier). Le tourisme joue également un rôle très important dans l’économie locale et la Tasmanie mise avant tout sur l’éco-tourisme. Ainsi, est-ce bien judicieux de mettre une usine polluante à côté de zones protégées ? La pulp mill ne serait-elle pas un atout pour l’économie qu’à court terme seulement ? Finalement, est-ce que dire oui à la pulp mill, ce n’est pas créer des emplois pour en supprimer d’autres ?


Comme vous le voyez, il suffit de vivre ici deux mois pour s’être déjà bien penché sur la question et avoir son avis sur la chose ! Ce qui permettrait de faire avancer le débat, c’est déjà une étude d’impact environnemental détaillée (faudrait soumettre l’idée à la direction des études de l’EIVP) : en effet, Gunns proclame que leur usine est verte, mais ils ne savent pas le prouver ! Et de l’autre côté, les écologistes s’affolent sur les conséquences environnementales qui selon eux seraient désastreuses !


L’image que chaque parti a sur l’autre : les pro-pulp mill ne voient que l’aspect économique et pensent naïvement qu’une telle usine ne serait pas envisagée si les conséquences seraient dramatiques pour l’environnement et les écolos imaginent que ce serait la fin du monde sur l’île ! Des personnes plus modérées pensent que c’est peut-être la localisation qui pose problème : simplement, le site est parfait pour Gunns au sens où on est proche du Bass Strait pour les bateaux et les forêts à exploiter sont toutes proches.


Personnellement, je pense que si les conséquences sur l’environnement sont telles que les associations l’énoncent – ce que je crois – ce serait une énorme erreur que de donner le feu vert à la pulp mill. Premièrement, l’environnement serait une nouvelle fois la victime de l’activité humaine : comment aujourd’hui, à une époque où on a conscience environnementalement parlant de nos actes, on peut encore envisager de tels projets ? Deuxièmement, le bien sur l’économie locale ne serait que temporaire, au sens où l’économie de la pêche entre autres – mais aussi de tout ce qui touche à la production de produits naturels locaux – en souffrirait et que des pertes d’emploi en découlerait. Troisièmement, un problème de santé publique pourrait survenir. Plus largement, je pense qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Simplement, pour pouvoir prendre une décision efficace et juste, il faudrait avoir toutes les cartes en main et dresser un bilan environnemental complet. Pas mal de Tasmaniens ne croient plus en leur gouvernement qu’ils estiment corrompu par le lobbying forestier. Dès lors, la bonne attitude que le gouvernement devrait adopter est de convaincre la population en leur prouvant que la pulp mill n’aura pas de conséquences néfastes. Pour le moment, il se contente de se braquer en voulant faire passer le projet au plus vite. Un bon gouvernement ne fait passer les choses par la force, il convainc l’opinion publique qu’il prend les bonnes décisions. Dans le doute, il est normal de craindre le pire et donc, de s’opposer à la pulp mill. En l’état actuel des choses, je suis donc contre… et je suis sûr que le gouvernement tasmanien aura à cœur de prendre en considération l’avis du Frenchie de passage !


Et ça y est, c’est le drame, deux mois ici et je prends part au débat : je crois que je suis en train de devenir un vrai petit Tasmanien d’adoption : vivement que je retrouve la superficialité de ma vie parisienne !


Et bon anniversaire à Pépère pour ses 85 ans ! Je trouve ça assez marrant d’ailleurs que le seul billet un peu politique du blog tombe aujourd’hui !


Et pour les plus fidèles lecteurs, ne vous inquiétez pas : demain, je vais à une soirée de dégustation de bières donc le blog sera plus joyeux en toute logique !

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Mardi 7 Août – Télé Shopping

En exclusivité, je vous présente le produit qui va faire fureur à la rentrée : la boite à mouchoirs Koala ! Ca donne tout de suite une touche d’originalité à votre déco intérieure et c’est 2 en 1 : à la fois nounours et boite à mouchoirs ! Alors n’hésitez plus !


Sur les conseils d’Elsa et de Florence, j’ai fait l’achat de l’année à Melbourne !

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mardi 7 août 2007

Lundi 6 Août – Voici

Je ne ferai qu’un commentaire : il s’agit des fesses de la prof de pilotage opérationnel.


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Et merci à Tata Dédé pour la carte d’anniversaire !

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dimanche 5 août 2007

Samedi 4 – Dimanche 5 Août – Ambiance Vacances de la Lose une nouvelle fois…

Weekend à Hobart… Je crois que je commence à être en manque de grande ville… oui, en plus du reste ! J’ai l’impression de connaître Hobart par cœur et je suis limite blasé quand je découvre un nouveau monument historique ! C’est certes une ville charmante et agréable, mais je n’y passerai pas ma vie je pense ! Je craque.


Theatre Royal

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Les Tasmaniennes se préparent à l’arrivée toute proche de Princesse Flo sur leurs terres…

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Bon, j’ai conscience d’une baisse de régime sur le blog dernièrement : Verlaine manque d’inspiration et je n’ai pas une vie des plus passionnantes en ce moment. Mais je tiens le rythme d’un billet par jour : ça rassure ma maman ! Le hic, c’est que je ne peux pas sortir un roman-photos quotidiennement, surtout seul ! Je vais quand même tâcher de reprendre du poil de la bête pour ces deux dernières semaines de stage… I’ll be back…


Et un Joyeux Anniversaire à Florence pour ses 22 ans !

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Vendredi 3 Août – Basic Instinct 2

La question que je me pose après le film : est-ce que Sharon Stone a eu recours à la chirurgie esthétique ?


Fitzroy Pl

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Spéciale dédicace Elise : je t’ai trouvé la voiture de tes rêves, elle est customisée Elo Kittie !

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